Vous pensez peut-être que le minimalisme est la clé pour répondre aux enjeux écologiques actuels. Raison pour laquelle vous souhaitez ralentir avec le consumérisme et… Devenir minimaliste ! En effet, consommer (beaucoup) moins, mais surtout consommer (beaucoup) mieux, c’est toute la raison d’être de ce mode de vie, ou plutôt de cet art de vie.
Alors comment se convertir au minimalisme en 5 conseils ?
- Comprendre le minimalisme
- Se défaire de la logique de consommation
- Affronter le regard des autres
- La conscience de vos achats
- Donner du temps au temps
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Conseil n°1 : Comprendre le minimalisme
Devenir minimaliste consiste d’abord à comprendre ce qu’est le minimalisme.
Un exemple d’action minimaliste serait celui de lutter contre la fast fashion (Zara, H&M, Shein…) qui propose des vêtements avec une date de péremption proche dans le temps.
Et donc d’adopter le mouvement de Slow fashion.
Avez-vous vraiment besoin de ce tee-shirt, de ce pantalon, de cette robe, de cette veste ou de ce short pour compléter votre garde-robe ?
Pour illustrer le minimalisme, nous pourrions également citer des produits du quotidien. N’avez vous pas suffisamment de vaisselle dans les placards de votre cuisine pour les encombrer avec de nouvelles assiettes ? Les draps de votre enfance (résistants et en coton) doivent-ils vraiment être remplacés par de nouveaux draps, pas si esthétiques ?
Avant d’agir, la vision minimaliste encourage à se poser la question de savoir si vous avez besoin d’acheter tel ou tel produit.
Ma vision (personnelle) du minimaliste se concentre sur les produits physiques (vêtements, chaussures, ceintures, meubles…) et non sur des services. Car je ne pense pas que dépenser de l’argent dans des restaurants et des cafés, des plateformes de streaming et des places de théâtre ou encore pour télécharger des app que vous adorez soit « contre le minimalisme ». Cela fait partie de la « consommation » à proprement parler ; mais il s’agit de consommer des interactions sociales, de la convivialité et de la culture. J’exclue donc (et cela ne tient qu’à moi) cette typologie de « consommation » de la dimension minimaliste.
Conseil n°2 : Se défaire de la logique de consommation pour devenir minimaliste
Faire des emplettes libère des hormones du bonheur comme la sérotonine, la dopamine et des endorphines. Le shopping peut atténuer le sentiment de tristesse et procurer un sentiment d’autonomie (vous vous prenez en main) !
Mais selon les recherches scientifiques, de tels avantages psychologiques ne sont valables que lorsque les achats sont effectués avec modération.
Dès lors que vous achetez en excès, vous ne bénéficiez plus du sentiment de bien-être initial. Le sentiment de satisfaction est temporaire ; il peut s’effacer aussitôt pour laisser place à des frustrations et de la tristesse. Et vous vous rendez compte que l’accumulation des objets n’est qu’une manière déguisée de gérer votre anxiété (ou d’avoir l’impression de la maitriser).
Plutôt que d’acheter, le minimalisme prônerait donc de remplacer vos habitudes de consommation (faire du shopping) par de nouvelles habitudes.
Par exemple, vous pouvez faire du sport, vous promener dans un parc ou organiser un dîner avec des amis de longue date. L’idée est de substituer des activités considérées comme « futiles » par les minimalistes par des activités « essentielles » comme la nature, la socialisation et l’expérience.
Conseil n°3 : Se libérer du regard des autres
Devenir minimaliste suppose également de se libérer du regard des autres.
Cela fait plusieurs années que je possède un Samsung, plutôt de bonne qualité. Mais cela fait aussi plusieurs années que je voudrais le remplacer par un iPhone. Pourquoi ? Parce que le regard des autres m’importe. Je veux montrer que socialement, « j’ai réussi ». C’est idiot, je le sais, mais j’en ai conscience. J’ai conscience de ce besoin de reconnaissance contre lequel je résiste. Je dois résister à la tentation de passer chez Apple.
Devrais-je donc remplacer un smartphone qui fonctionne très bien, par un autre smartphone, au prétexte qu’il est plus performant, par exemple pour ce qui concerne la qualité des photos ? Oui, s’il s’agit d’un outil de travail. Non, si c’est pour (consciemment ou inconsciemment) me prouver et montrer au reste du monde (qui se fiche royalement de mon iPhone) que j’ai « réussi » (ce qui ne veut rien dire, nous sommes d’accord).
Cela est valable pour un smartphone ; mais c’est aussi valable pour les marques, comme les marques de vêtements. Les marques (voire l’absence de marque visible) des vêtements que vous portez définissent votre identité.
Elles donnent des informations sur la personne que vous êtes, sur votre appartenance socio-économique, sur votre intérêt pour l’écologie, sur votre capacité à vous conformer, voire même sur votre orientation politique.
Le style vestimentaire et les vêtements / chaussures sont des marqueurs identitaires forts. Ils ne doivent naturellement pas être négligés ; mais peut-être que votre garde-robe est déjà, au moment où vous lisez ces mots, suffisamment fournie pour donner des informations sur votre personne.
Vous n’avez donc a priori pas besoin de pièces supplémentaires.
Vous n’avez pas besoin de prouver quoi que ce soit à qui que ce soit !
Conseil n°4 : Conscientiser vos achats
Conscientiser les achats (les produits), c’est se poser la question de l’ensemble de la chaine de valeur derrière ce produit.
Prenons l’exemple d’un sac en cuir, qui comprend entre autres la récupération des peaux sur des animaux d’abattoir, la conversion des peaux en cuir, la fabrication par des tanneries, l’assemblage puis la commercialisation. Si ce sujet vous intéresse, je vous invite à lire notre article sur les solutions alternatives au cuir d’origine animale.
Bien sûr, vous avez conscience des enjeux qui se cachent derrière les achats de chacun des produits que vous convoitez. Mais l’objectif du minimalisme est de conscientiser ces achats de manière à les rendre « réels » dans votre esprit et être en mesure de vous les représenter.
Avant d’acheter, vous pouvez vous poser les questions suivantes :
- Quelles sont les matières utilisées pour ce vêtement ?
- Est-il durable, éthique et responsable ?
- Combien de temps puis-je l’utiliser ?
- Comment sera t-il recyclé ?
- La main d’oeuvre de production de ce vêtement est-elle bien traitée ?
- Et surtout, en ai-je vraiment besoin ?
Si la réponse est oui, vous pouvez sortir votre carte bancaire. Nous vous invitons d’ailleurs retrouver notre sélection de 50 marques éco-responsable, régulièrement mise à jour, notamment via notre newsletter.
S la réponse est non, vous devriez peut-être passer votre chemin.
La conscientisation permet de s’accorder le temps de la réflexion et d’éviter tout achat impulsif. Vous percevez les enjeux de ce que vous consommez ainsi que les conséquences pour vous-même, l’avenir de notre planète et les centaines voire des milliers de personnes qui ont contribué à ce que le produit se trouve devant vos yeux.
Conseil n°5 : S’approprier le temps qui passe
Ces 6 dernières années, j’ai déménagé 12 fois, dans 4 pays différents. C’est beaucoup (et peu écolo) ; mais c’est le mode de vie que j’ai choisi. Je suis condamnée à vivre comme une nomade. Pourquoi c’est intéressant pour ce qui concerne le minimalisme ? Parce que ces déménagements successifs m’ont appris à vivre avec peu et à réfléchir mûrement avant d’acheter, qu’il s’agisse par exemple de vêtements ou de meubles.
Pourquoi acheter de nouveaux vêtements (je ne pourrai pas tout faire rentrer dans ma valise) ? Pourquoi acheter des meubles neufs (je ne pourrai pas les transporter lors du prochain déménagement) ? Et ainsi de suite.
Pour moi, le minimalisme est d’abord « subi » (bien qu’indirectement choisi). Je l’ai désormais adopté ! Et j’ai pu constater que vivre en mode minimaliste fait gagner du temps et permet de se concentrer sur l’essentiel.
Un autre aspect du minimalisme, c’est donc celui lié au temps qui passe.
Si vous arrêtez de consommer, vous avez davantage de temps pour faire autre chose ; lire, penser, dessiner, rêver, créer, jardiner, communiquer, échanger…
Vous disposez de temps pour vivre pleinement, sans préoccupation du regard des autres, tout en prenant conscience de l’impact de vos achats potentiels, textiles notamment, sur l’environnement.
Une fois que vous percevez les bienfaits du temps que vous gagnez grâce au minimalisme, vous pouvez vous accrocher à cet argument de poids ; celui de prendre du temps pour vous, votre famille et vos amis.
Personnellement, je n’achète presque jamais de meubles. Ils sont tous de seconde main ; chinés dans la rue ou autour de chez moi, à moins d’1 km. Au-delà, je ne fais même pas le déplacement ! Vivre en mode minimaliste, c’est aussi avoir l’esprit pratique (parfois, peut-être un peu trop).
Devenir minimaliste en bref
Pour devenir minimaliste, 5 humbles conseils à suivre :
- comprendre le minimalisme, qui consiste à consommer moins (de produits physiques en particuliers) et à se concentrer sur l’essentiel ;
- s’affranchir partiellement de la société de consommation et trouver davantage de liberté en adoptant le mode de vie minimaliste ;
- comprendre qu’il est essentiel d’apprendre à se moquer du regard des autres afin d’éviter les achats impulsifs ;
- prendre consicence de l’impact de vos achats sur vous-même et sur votre environnement ;
- identifier le temps que vous pouvez passer à faire autre chose (lire, écrire, apprendre…) plutôt que de consommer.
En attendant et vous voulez consommer moins / consommer mieux de produits textiles, nous vous recommandons d’en savoir plus sur le Bonus Réparation Textile ainsi que la grille tarifaire associée.
Nous vous invitons également à consulter notre guide complet sur les avantages et inconvénients des tissus écologiques et à connaitre les plateformes pour vendre tous vos vêtements en quelques clics.
Et vous, que pensez-vous du mode de vie minimaliste ? Avez-vous décidé de l’adopter ? Quels conseils donneriez-vous pour y arriver ? Quels sont les raisons pour lesquelles vous n’arrivez pas à adopter ce mode de vie ?
One response to “5 conseils pour devenir minimaliste”
-
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